Sur la colline, dans l'aube rouge eclatante de l'été, il se reveillera, je ne serais plus là. Il ne faut pas que je sois là. Sans même regarder son visage et sans un adieu je m'éloignerais, je partirais loin de lui le coeur lourd d'un nouvel amour. Tout au fond de moi j'enfouirais ce lourd regret et je m'en irais au dela de l'obscurité. j'ai commis le plus impardonnable des péchés, j'ai boulversé et sali son âme si pure, j'ai fait une chose encore plus abjecte que le viol, j'ai été plus cruelle et plus barbare qu'un meurtrier.
Je vais enfin dormir, et ce sera un sommeil sans repos car j'ai souillé son âme. la pensée de son coeur trahit me hantera sans cesse cristallisée dans un soupir glacé et ma faute me tourmentera sans relâche et sans fin. le jour merveilleux où nous coeurs résonnaient a l'unisson ne reviendra jamais, jamais plus.
Et maintenant je sens que la lumière faiblie dans mes yeux. Autour de moi tout se voile. je sais que je dois partir. Mais pourquoi me rappelles tu sans cesse que tu es là, que tu es là alors que je ne peux plus te voir. je ne te vois plus. la lumière de tes yeux a disparu des miens. je ne te vois plus, ni en moi, ni dans les autres, ni non plus dans la gemme, je ne te vois plus. Maintenant je suis seule, toute seule. »